Boris Beaude

Boris Beaude est professeur en Humanités numériques à l’Université de Lausanne. Il mène des recherches sur les médiations numériques et plus précisément sur les enjeux sociaux, politiques et épistémologiques de la traçabilité et du réagencement de l’action individuelle et collective. Il s’intéresse en particulier à Internet comme espace contemporain et à Wikipédia comme dispositif symptomatique de cet espace singulier.

Thibault Romany

Thibault Romany est architecte-urbaniste, actuellement doctorant à L’EPFL. Son intérêt se focalise sur le développement d’une approche complexe de l’urbain tant du point de vue de l’épistémè que de la méthodologie. Son sujet de doctorat concerne la mesure de l’urbanité. Dans cette recherche il mobilise la notion de lieu, modélise et analyse les pratiques afin de conjointement comprendre et agir sur l’urbain.

Ana Póvoas

Ana Póvoas est chercheuse en sciences sociales et architecte-urbaniste, basée à Bruxelles. Elle s’intéresse aux ressorts de l’espace pour le développement des individus et des sociétés. Partant de ses études d’architecture à Porto, puis exerçant dans le projet urbain à Londres, Ana Póvoas achève en 2016 une thèse doctorale à Chôros-EPFL portant sur la justice spatiale. Ce travail met en dialogue des discours « érudits » et « ordinaires », explorant les liens entre espace et justice tels qu’ils sont conçus par des habitants de Porto. À travers ses thèmes de recherche, ses productions orientées vers le débat public, mais aussi le conseil scientifique auprès des acteurs de terrain, Ana Póvoas travaille vers une forte interactivité entre la recherche fondamentale originale et le monde de l’action.

Xavier Bernier

Xavier Bernier est professeur des universités en géographie à Paris Sorbonne Université. Le fil conducteur de ses recherches est la mobilité, envisagée à travers les politiques d’aménagement, les réalisations matérielles et symboliques et leur validation effective par toutes les formes de mouvement et de récit spatial. Il s’intéresse en particulier à toutes les spatialités associées aux traversées et à ce que signifie traverser dans le champ de l’habiter. Ses travaux actuels sur les figures de la porte dans l’espace des sociétés s’inscrivent dans la continuité de ces différentes pistes de travail.

Jean-Nicolas Fauchille

Jean-Nicolas Fauchille est urbaniste. Il mène des recherches sur les enjeux de «justice spatiale». Définir une justice spatiale, c’est, en fait, définir un possible être-là-ensemble, et ainsi produire un «contrat social» spatial, c'est‑à-dire la composante spatiale de ce que, au-delà des débats sur la pertinence de la notion, on peut appeler un contrat social. Ses recherches se situent aux confins de la géographie des acteurs, de la sociologie de la justification, de la science politique des configurations légitimes et de la philosophie éthique et politique.

Yann Calbérac

Yann Calbérac est géographe et enseignant-chercheur. Spécialiste et d’histoire et d’épistémologie de la géographie, il mène des recherches sur l’émergence d’un tournant spatial des sciences humaines et sociales. Il s’interroge sur la circulation et la réception du terme espace par les différentes sciences constitutives des SHS, et sur la signification politique des métaphores spatiales dans le champ scientifique.

Shin Alexandre Koseki

Shin Alexandre Koseki est architecte-urbaniste et chercheur à l’ETH Zurich spécialisé dans l’exploitation de données massives appliquées aux enjeux sociétaux. Dans son travail, il examine l’effet des transitions démographiques et numériques sur la cohésion citoyenne et les institutions démocratiques. De manière plus large, sa pratique porte sur la dimension spatiale des comportements politiques, de l’éthique et des valeurs morales. En lien avec ses analyses, Shin Alexandre Koseki développe des stratégies d’aménagement qui renforcent la collaboration et la coopération entre les acteurs sociaux.

Jacques Lévy

Jacques Lévy s’intéresse à la dimension spatial du social pour comprendre la contribution de l’espace et des spatialités à la dynamique des mondes humains. Il travaille aussi à l’intelligence de la théorie du social, à l’épistémologie des relations entre les productions culturelles croisant l’objectif et le subjectif, le cognitif et l’affectif. Cela le conduit à organiser de multiples dialogues entre arts et sciences et de réfléchir aux métamorphoses de l’éthique dans le monde contemporain.