Laurent Matthey

Laurent Matthey est professeur à l’Université de Genève depuis 2014. Il y dirige le master en développement territorial et la mention de doctorat en Aménagement et urbanisme. Il est également co-directeur du MAS UNIGE-EPFL en urbanisme. Laurent Matthey réalise des recherches dans les domaines des politiques urbaines, des paysages urbains et des nouvelles modalités de l’urbanisme.

Alexandre Pieroni

Alexandre Pieroni a un parcours qui va de l’humanitaire aux sciences sociales (via la photographie, le journalisme et l’éducation populaire). Ses études de sociologie à l’EHESS portaient sur les dynamiques (entre autres spatiales) de désocialisation et de resocialisation liées au syndrome environnemental émergent de l’électro-hypersensibilité, ainsi que sur sa trajectoire de reconnaissance. Il a choisi l’EUL pour un doctorat sur la prise en compte et l’impact de cette hypersensibilité dans la fabrique de la ville numérique.

Sylvie Joublot Ferré

Sylvie Joublot Ferré poursuit des recherches doctorales sur les spatialités des adolescent-e-s. Cette étude est envisagée comme une voie de déchiffrage du rapport aux lieux, de la présence et de l’attention au monde. L’interrogation porte également sur les enjeux de l’expérience spatiale hors l’école pour les apprentissages scolaires et les recherches en didactique. Ses travaux sont dirigés par Michel Lussault à l’ENS de Lyon et co-dirigés par Philippe Hertig à la Haute École Pédagogique du canton de Vaud. Parallèlement elle enseigne la didactique de la géographie auprès des futurs professeurs des filières primaire et secondaire à Lausanne. Dans l’écho de sa méthodologie de thèse, elle explore avec les étudiants, différentes démarches et graphies pour rendre compte de l’expérience spatiale dans l’espace urbain de proximité.

Carole Lanoix

Carole Lanoix est architecte-urbaniste et docteur en Sciences de la Ville (EPFL). Elle enseigne actuellement le projet urbain des villes d’ailleurs – notamment les villes indiennes – à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette (ENSAPLV). De l’anthropologie urbaine à la géographie culturelle, son approche de l’urbain mêle ethnographie, cartographie et prospective. Dans ses travaux, la carte devient un horizon langagier foisonnant pour la compréhension des sociétés et l’appréciation des spatialités, alors que l’urbanité reste le défi à relever pour repenser le devenir des villes à l’aune des mobilités dites actives ou pédestres. 

Mélanie Le Guen

Titulaire d'un Master en géographie, Mélanie a conduit dans ses mémoires de recherche une approche théorique de l'accueil et de l'hospitalité réservés aux migrants en France. Considérant l'espace comme condition sine qua non de l'accueil, elle tente d'éclairer la corrélation entre redécouverte de l'espace par les sciences sociales et résonance de la notion d'accueil pour les sociétés contemporaines. Elle se prépare en parallèle aux concours de l'enseignement et fait partie des contributeurs réguliers aux Cafés géographiques et aux Clionautes.

Liang Liang

D’origine chinoise, Liang Liang est arrivée en France en 2010 pour poursuivre ses études en master spécialisé en tourisme et patrimoine à l’IMIS-ESTHUA de l’Université d’Angers. Elle s’intéresse à la notion du patrimoine et sa diffusion dans les pays non-occidentaux. Elle prépare une thèse en géographie qui porte sur le phénomène du « faux patrimoine » apparu dans la société chinoise actuelle et questionne sur l’usage du passé le plus contemporain. Son terrain de recherche actuel englobe deux villes chinoises : Canton et Foshan.

Véronique Moron Layaz

Historienne de l’art, docteur ès Lettres (Ph.D). Elle a conduit des recherches interdisciplinaires sur l’image (art et médecine, art et cartographie) et enseigne à l’Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) où elle organise aussi des expositions d’art contemporain. Parallèlement, elle est curatrice à la Ferme-Asile, Centre d’art à Sion. Ses recherches interrogent l’image – scientifique et artistique - analysant leur impact sur la construction et les représentations de la réalité ainsi que sur l’élaboration des savoirs. Véronique Mauron Layaz interroge les images – scientifique et artistique - analysant leur impact sur la construction et les représentations de la réalité ainsi que sur l’élaboration des savoirs.

Alessandra Ghisalberti

Chercheur en Géographie économique-politique à l’Université de Bergame (Italie), membre du CST-DiathesisLab (www.unibg.it/diathesis) et du Collège doctoral en Formazione della persona e mercato del lavoro. Ses thématiques de recherche ont concerné les dynamiques territoriales induites par les migrations en contexte rural Africain et urbain Italien, ainsi que les politiques migratoires en Afrique, en Europe e aux Etats Unis. Récemment elle a étudié les dynamiques urbaines de régénération des friches industrielles et bâtiments obsolètes visant à la restitution de territoire aux habitants. Elle a publié les volumes : Le migrazioni in Africa Occidentale tra ambiente e politica (2011, L’Harmattan Italia) ; Rigenerazione urbana e restituzione di territorio (2018, Mimesis).

Emeric Lambert

Emeric Lambert est architecte-urbaniste, ingénieur et enseignant chercheur à l’Ecole d’Architecture de Versailles. Dans son agence PARC Architectes, il combine pratique architecturale et recherche théorique. Considérant l’architecture comme une modulation de l’environnement, il s’intéresse aux structures que les terriens construisent pour modifier localement l’atmosphère climatique afin d’y pratiquer leurs activités. Comme pour son travail sur l’environnement suburbain, il convoque les champs de l’art, des sciences sociales, des techniques et de l’aménagement pour décrire les pratiques à l’œuvre.

Serge Thibault

Serge Thibault est chercheur en urbanisme et peintre. De formation ingénieur, universitaire, ses recherches ont porté sur trois domaines, la modélisation en hydrologie urbaine, le développement de la théorie de l’habiter, la modélisation de géotypes par la prétopologie. Dernièrement ses recherches portent sur la construction d’une théorie du projet en urbanisme ; le projet relève d’une modalité particulière de l’action, entre action projetée et antiprojet. C’est un processus organisé et organisable, modélisable en tant que complexe systémique.

Shin Alexandre Koseki
Irene Sartoretti

Irene Sartoretti est architecte et docteure en sociologie. Enseignante et chercheuse à l’ENSA de Strasbourg, elle est aussi consultante marketing et vulgarisatrice scientifique. Auteure du livre Intimi Universi, un viaggio attraverso spazi, arredi e vissuti domestici (Mimesis 2016), ses travaux et son enseignement se situent à la croisée entre plusieurs disciplines. Notamment ils interrogent la possibilité de nouvelles formes de collaboration entre art et sciences sociales. Après avoir soutenu une thèse sur les évolutions majeures de la domesticité dans les sociétés occidentales contemporaines en partant de l’ameublement et des objets d’usage quotidien pour les relier aux grands changements sociaux, elle a travaillé sur la ville de Shanghai, toujours en mettant en relation dimension spatiale et dimension sociale. Dans ses travaux, un rôle important est joué par les méthodes d’analyse et de communication visuelles.

Jérémie Garringues

Jérémie Garrigues poursuit un doctorat en sciences sociales à l'Université de Lausanne. Ses recherches se situent à la croisée de l'informatique et des sciences humaines et sociales. Elles portent sur les enjeux de la visualisation et de la réduction de la complexité, et sur l'écart et la résolution de l’écart qui s'est formé entre les progrès théoriques récents des sciences sociales et les méthodologies pour y répondre.

Nicolas Blanchard

Nikola Blanchard poursuit un doctorat en informatique théorique à l'université Paris-Diderot, sur l'accessibilité et l'utilisabilité des interfaces hommes-machines, principalement dans ce qui a trait à la sécurité et aux systèmes de vote. Ce travail s'effectue en parallèle d'une participation au Random Sample Voting Project et à la Plateforme d'Opinion Publique, co-fondée avec Géza Tessényi, ainsi qu'à la rédaction récente d'un ouvrage sur l'utilisation du hasard dans les institutions politiques.

Boris Beaude

Boris Beaude est professeur en Humanités numériques à l’Université de Lausanne. Il mène des recherches sur les médiations numériques et plus précisément sur les enjeux sociaux, politiques et épistémologiques de la traçabilité et du réagencement de l’action individuelle et collective. Il s’intéresse en particulier à Internet comme espace contemporain et à Wikipédia comme dispositif symptomatique de cet espace singulier.

Thibault Romany

Thibault Romany est architecte-urbaniste, actuellement doctorant à L’EPFL. Son intérêt se focalise sur le développement d’une approche complexe de l’urbain tant du point de vue de l’épistémè que de la méthodologie. Son sujet de doctorat concerne la mesure de l’urbanité. Dans cette recherche il mobilise la notion de lieu, modélise et analyse les pratiques afin de conjointement comprendre et agir sur l’urbain.

Ana Póvoas

Ana Póvoas est chercheuse en sciences sociales et architecte-urbaniste, basée à Bruxelles. Elle s’intéresse aux ressorts de l’espace pour le développement des individus et des sociétés. Partant de ses études d’architecture à Porto, puis exerçant dans le projet urbain à Londres, Ana Póvoas achève en 2016 une thèse doctorale à Chôros-EPFL portant sur la justice spatiale. Ce travail met en dialogue des discours « érudits » et « ordinaires », explorant les liens entre espace et justice tels qu’ils sont conçus par des habitants de Porto. À travers ses thèmes de recherche, ses productions orientées vers le débat public, mais aussi le conseil scientifique auprès des acteurs de terrain, Ana Póvoas travaille vers une forte interactivité entre la recherche fondamentale originale et le monde de l’action.

Xavier Bernier

Xavier Bernier est professeur des universités en géographie à Paris Sorbonne Université. Le fil conducteur de ses recherches est la mobilité, envisagée à travers les politiques d’aménagement, les réalisations matérielles et symboliques et leur validation effective par toutes les formes de mouvement et de récit spatial. Il s’intéresse en particulier à toutes les spatialités associées aux traversées et à ce que signifie traverser dans le champ de l’habiter. Ses travaux actuels sur les figures de la porte dans l’espace des sociétés s’inscrivent dans la continuité de ces différentes pistes de travail.

Jean-Nicolas Fauchille

Jean-Nicolas Fauchille est urbaniste. Il mène des recherches sur les enjeux de «justice spatiale». Définir une justice spatiale, c’est, en fait, définir un possible être-là-ensemble, et ainsi produire un «contrat social» spatial, c'est‑à-dire la composante spatiale de ce que, au-delà des débats sur la pertinence de la notion, on peut appeler un contrat social. Ses recherches se situent aux confins de la géographie des acteurs, de la sociologie de la justification, de la science politique des configurations légitimes et de la philosophie éthique et politique.

Yann Calbérac

Yann Calbérac est géographe et enseignant-chercheur. Spécialiste et d’histoire et d’épistémologie de la géographie, il mène des recherches sur l’émergence d’un tournant spatial des sciences humaines et sociales. Il s’interroge sur la circulation et la réception du terme espace par les différentes sciences constitutives des SHS, et sur la signification politique des métaphores spatiales dans le champ scientifique.