Dehors, là où germent aussi des savoirs

Dehors, là où germent aussi des savoirs

Sous la direction de Dominique Chevalier et Sina Safadi-Katouzian, avec la collaboration de Antoine Laporte. Préface de Michel Lussault.

Comment les enfants, les adolescents et les étudiants acquièrent-ils des formes de ce que l’on peut appeler un capital spatial, à savoir la capacité à développer une aisance dans l’appropriation du monde extérieur et à expérimenter des formes d’apprentissages hors des murs de l’école ou de l’université ? 

Pour répondre, enseignants et enseignantes du primaire, du secondaire et de l’université, associatifs, artistes, urbanistes, éducateurs et chercheurs livrent ici leurs expériences d’enseignement et la manière dont ils et elles se sont saisies du territoire comme objet d’apprentissages. Car les liens entre spatialités et éducation sont relativement peu abordés en géographie et restent marginaux dans les sciences de l’éducation alors qu’ils semblent essentiels pour comprendre la genèse et la perpétuation des inégalités, au sein de l’école comme à l’extérieur. Le livre invite ainsi, tout à la fois, à renouveler les pratiques d’enseignement, à considérer la manière dont chacune et chacune s’approprie son territoire, à proposer une géographie rénovée alliant le monde de l’éducation et son environnement. Il ouvre un champ de possibles lié à la production des savoirs. Sur le terrain, il fait germer de nouvelles alliances.


Publié aux Presses Universitaires de Rennes. Avec le soutien du LabEx IMU (ANR-10-LABX-0088) de l’université de Lyon, de l’INSPÉ – Académie de Lyon et de l’UMR 5600 Environnement Ville Société

« L’ensemble du volume, et le titre s’en fait l’écho,
est traversé par une série non pas d’oppositions binaires (il faut délaisser cette
naïveté de penser en couple d’antagonistes) mais de tensions entre des « disposi-
tions » de spatialité, c’est-à-dire des références sociales et individuelles en matière
de manière de faire-avec l’espace, en relations de contrariété. Et la première de ses
tensions qui se tiennent au cœur de toute spatialité et de tout apprentissage des
modalités (cognitives, pratiques, sensibles) de celle-ci, est celle qui lie le dedans
(là où je me tiens) et le dehors (là où je me projette) »
— Préface. Michel Lussault.

Sommaire

  • Pratiquer le hors-les-murs : pour quels enjeux méthodologiques et épistémologiques ?

  • Explorer le territoire et découvrir des Terra (In)cognita ?

  • Droit à la ville des jeunes : un questionnement sur la fabrique de la ville

  • Dehors circulent des savoirs : faire avec la société et faire société avec

  • Se jouer des frontières disciplinaires et des contraintes pour éprouver la complexité du monde

  • Hors-les-murs ? La complexité du monde à l'épreuve du Covid et des confinements

Avec une contribution de Sylvie Joublot-Ferré : Covid-19, perturbateur spatial pour les adolescents ?

Emilie Gallardo